Réduire la taxe sur les véhicules de société : les leviers réels (2026)

Réduire la taxe sur les véhicules de société

La taxe sur les véhicules de société pèse sur presque toutes les flottes — et la plupart des entreprises la subissent sans jamais chercher à en réduire l’assiette. Or il existe des leviers concrets, à commencer par le plus radical : avoir moins de véhicules de tourisme à taxer. Voici comment fonctionne la fiscalité des véhicules de société en 2026 et où se trouvent les vraies marges de manœuvre.

La « TVS » n’existe plus : place à deux taxes annuelles

Depuis le 1er janvier 2022, l’ancienne taxe sur les véhicules de société (TVS) a été remplacée par deux taxes annuelles distinctes, relevant du code des impositions sur les biens et services (CIBS) :

  • la taxe annuelle sur les émissions de dioxyde de carbone ;
  • la taxe annuelle sur les émissions de polluants atmosphériques.

En 2026, une troisième peut s’ajouter pour certaines entreprises disposant d’une flotte importante : la taxe annuelle incitative relative à l’acquisition de véhicules légers à faibles émissions (TAIRAVLFE), instaurée par la loi de finances pour 2025 (applicable depuis le 1er mars 2025). Elle se cumule avec les deux précédentes et obéit à une logique liée à la composition et à la taille de la flotte.

Les barèmes, seuils et tarifs de ces taxes évoluent chaque année : pour tout montant, référez-vous au site officiel impots.gouv.fr et au BOFiP. Cet article traite de la structure et des leviers, pas des tarifs.

Qui paie la taxe sur les véhicules de société ?

Sont concernées les entreprises et personnes morales qui affectent des véhicules de tourisme à leur activité économique : qu’elles les possèdent, les louent, les utilisent, ou les mettent à disposition de leurs salariés ou dirigeants. Le point clé : l’assujettissement dépend de l’affectation économique du véhicule, pas seulement de son immatriculation. Les entreprises individuelles sont, selon l’administration, exonérées — mais la qualification exacte dépend de la forme juridique et de l’usage.

Quels véhicules sont exonérés ?

Certaines motorisations et situations sont exonérées des taxes sur les véhicules de tourisme. Parmi les principales :

  • les véhicules fonctionnant exclusivement à l’électricité ;
  • les véhicules fonctionnant exclusivement à l’hydrogène, ou combinant exclusivement électricité et hydrogène ;
  • les véhicules aménagés pour les personnes en fauteuil roulant ou conduits par une personne handicapée ;
  • les véhicules exclusivement affectés à la location, dans les conditions du CIBS ;
  • les véhicules de remplacement temporaire d’un véhicule immobilisé, sous conditions.

Les véhicules 100 % électriques, hydrogène ou combinant ces deux énergies sont exonérés de la taxe sur les émissions de CO₂ et relèvent, pour les polluants, de la catégorie « très faibles émissions » qui n’est pas taxée. Base juridique : les dispositions du CIBS relatives à l’affectation des véhicules (notamment articles L. 421-99-4 à L. 421-99-6). Attention : un véhicule hybride n’est pas automatiquement assimilé à un véhicule exclusivement électrique — l’exonération dépend de la source d’énergie exacte du véhicule.

Les leviers pour réduire la note

  1. Verdir la flotte. Basculer des véhicules de tourisme thermiques vers l’électrique ou l’hydrogène sort ces véhicules de la taxe CO₂.
  2. Vérifier les exonérations applicables. Location exclusive, véhicules aménagés, remplacement temporaire : des situations parfois taxées à tort.
  3. Ne pas taxer ce qui ne doit pas l’être. Les véhicules exonérés ne doivent pas être intégrés dans la flotte taxable.
  4. Réduire le nombre de véhicules de tourisme affectés. C’est le levier structurel : moins de véhicules de tourisme dans l’assiette, moins de taxe.

Réduire le parc via l’autopartage : le levier structurel

C’est la piste la plus souvent oubliée. La flotte taxable est constituée des véhicules effectivement concernés par les taxes. Réduire le nombre de véhicules de tourisme affectés à l’activité réduit donc, en principe, l’assiette. Or beaucoup d’entreprises détiennent plus de véhicules qu’elles n’en utilisent réellement, faute d’avoir mesuré leur taux d’utilisation.

L’autopartage agit précisément là : en mutualisant les véhicules, il permet de couvrir les mêmes besoins avec moins de voitures. Moins de véhicules de tourisme détenus, c’est moins de véhicules dans l’assiette taxable — et, quand ces véhicules partagés sont électriques, un double effet (moins de véhicules, et des véhicules exonérés de la taxe CO₂).

Une nuance de rigueur : la TAIRAVLFE obéit à une logique propre, liée à la taille et à la composition de la flotte ; l’effet d’une réduction de parc doit s’apprécier taxe par taxe. Faites valider votre situation par votre expert-comptable ou un conseil fiscal.

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Foire aux questions

Quel véhicule est exonéré de la taxe sur les véhicules de société ?

Sont notamment exonérés les véhicules fonctionnant exclusivement à l’électricité, à l’hydrogène ou combinant ces deux énergies, les véhicules aménagés pour personnes handicapées, et les véhicules exclusivement affectés à la location, dans les conditions prévues par le code des impositions sur les biens et services. Un véhicule hybride n’est pas automatiquement exonéré.

Comment réduire la taxe sur les véhicules de société ?

En verdissant la flotte (électrique/hydrogène exonérés de la taxe CO₂), en vérifiant les exonérations applicables, en n’intégrant pas les véhicules exonérés dans l’assiette, et surtout en réduisant le nombre de véhicules de tourisme affectés — ce que permet la mutualisation en autopartage. Les montants doivent être vérifiés sur impots.gouv.fr.

La TVS existe-t-elle encore en 2026 ?

Non. Depuis 2022, la TVS est remplacée par deux taxes annuelles : sur les émissions de CO₂ et sur les émissions de polluants atmosphériques. En 2026, une taxe incitative supplémentaire (TAIRAVLFE) peut s’appliquer à certaines flottes importantes.

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