Votre parking d’entreprise a plus de 20 places ? Depuis le 1er janvier 2025, vous êtes probablement en obligation d’y installer des bornes de recharge pour véhicules électriques. Et si vous ne le saviez pas, vous n’êtes pas seul… La majorité des PME et ETI françaises naviguent encore à vue sur ce sujet.
La Loi LOM (Loi d’Orientation des Mobilités) a posé le cadre dès 2019, mais c’est en 2025 que les obligations concrètes sont entrées en vigueur pour les bâtiments existants.
En parallèle, une question revient de plus en plus dans les entreprises : est-ce que mes collaborateurs ont le droit de recharger leur véhicule personnel sur les bornes de l’entreprise ? Et si oui, qui paie ?
Cet article fait le point sur tout : ce que la loi impose, les droits des salariés, les coûts réels, les aides disponibles, et comment transformer cette contrainte en opportunité — notamment en combinant bornes de recharge et autopartage.
Ce que la Loi LOM impose aux entreprises en 2026
Le principe général
La Loi LOM impose aux bâtiments non résidentiels dont le parking compte plus de 20 places d’équiper une partie de ces places en points de recharge pour véhicules électriques, avec une exception importante pour les PME, détaillée plus bas. L’objectif est clair : rendre la recharge accessible partout, pour accélérer la transition vers la mobilité électrique.
Les obligations varient selon le type de bâtiment (neuf, rénové ou existant) et le nombre de places de stationnement.
Pour les bâtiments neufs ou rénovés
Tout bâtiment non résidentiel dont le permis de construire a été déposé après le 11 mars 2021 doit intégrer un pré-équipement pour les bornes de recharge. Concrètement, cela signifie que les fourreaux, les chemins de câbles et la puissance électrique nécessaire doivent être prévus dès la construction.
Le pré-équipement doit couvrir 20% des places pour un bâtiment tertiaire ou industriel, et 10% pour un ensemble commercial. Au moins une borne opérationnelle doit être installée dès la livraison du bâtiment.
Pour les bâtiments existants
Depuis le 1er janvier 2025, les parkings de plus de 20 places attachés à un bâtiment non résidentiel existant doivent disposer d’au moins un point de recharge, situé sur une place accessible aux personnes à mobilité réduite, puis d’un point supplémentaire par tranche de 20 places. Cette obligation ne concerne pas les parkings des bâtiments possédés et occupés par une PME (moins de 250 salariés, avec un bilan inférieur à 43 millions d’euros ou un chiffre d’affaires inférieur à 50 millions d’euros).
Chaque installation doit inclure au moins un emplacement accessible aux personnes à mobilité réduite.
Les sanctions
Le non-respect de ces obligations expose l’entreprise à des sanctions financières. En 2026, les contrôles sont renforcés, notamment sur les IRVE (Infrastructures de Recharge pour Véhicules Électriques) ouvertes au public. Au-delà des sanctions, ne pas être en conformité prive aussi l’entreprise de l’accès aux aides financières disponibles.
Le verdissement des flottes
En parallèle des bornes, les grandes flottes ont une autre échéance. Le quota de véhicules à faibles émissions que la loi LOM imposait aux entreprises gérant plus de 100 voitures et utilitaires légers a été supprimé : depuis le 1er mars 2025, il est remplacé par une taxe annuelle incitative. Elle concerne les flottes d’au moins 100 véhicules légers et s’applique si la part de véhicules à faibles émissions reste sous l’objectif fixé par la loi, soit 18 % en 2026.
Bornes + autopartage : la combinaison qui change tout
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Recharge au travail : quels droits pour les salariés ?
Le cadre légal
C’est une question que de plus en plus de salariés posent — et que beaucoup de DRH ne savent pas trancher. Un collaborateur qui possède un véhicule électrique personnel a-t-il le droit de le recharger sur les bornes de l’entreprise ?
La réponse est nuancée. La Loi LOM n’impose pas que la recharge soit gratuite pour les salariés. L’entreprise est libre de définir sa politique de recharge : gratuite (considérée comme un avantage en nature), facturée au coût réel de l’électricité, à tarif préférentiel par rapport aux bornes publiques, ou réservée exclusivement aux véhicules de la flotte professionnelle.
Le droit à la prise
En revanche, le Code de la construction prévoit un « droit à la prise » pour les salariés travaillant dans un bâtiment équipé d’un parking clos et couvert. Un collaborateur peut demander à son employeur l’installation d’un point de recharge à ses frais (ceux du salarié), l’employeur ne pouvant s’y opposer que pour des motifs sérieux et légitimes.
En pratique, ce droit est peu utilisé car les coûts restent à la charge du salarié. L’installation de bornes par l’entreprise, dans le cadre de ses obligations Loi LOM, est une solution plus simple et plus équitable pour tout le monde.
L’impact sur la flotte
La question de la recharge des véhicules personnels au travail pose un problème indirect pour la gestion de flotte : si vos bornes sont monopolisées par les véhicules personnels des salariés, vos véhicules de service électriques risquent de ne pas pouvoir se recharger.
C’est un argument de plus pour structurer la recharge dans le cadre d’un service d’autopartage, où les bornes sont dédiées à la flotte partagée et gérées par le prestataire.
Combien ça coûte d’installer des bornes
Les fourchettes de prix en 2026
Le coût d’installation dépend de quatre facteurs : le type de borne (courant alternatif AC ou courant continu DC), le nombre de points de charge, la configuration du site (distance au tableau électrique, présence ou non de pré-équipement), et les travaux de génie civil nécessaires.
Pour une borne AC 7 kW (recharge lente, adaptée au stationnement longue durée), comptez entre 1 500 et 2 500 € par point de charge installé. Pour une borne AC 22 kW (recharge accélérée, le standard en entreprise), le coût monte à 2 500 à 4 000 € par point. Les bornes DC rapides (50 kW et plus) sont réservées aux cas spécifiques et coûtent 15 000 à 40 000 € par point.
Pour un parking de 50 places, la règle donne au moins 2 points de recharge : 1 point sur une place accessible aux personnes à mobilité réduite, puis 1 point par tranche de 20 places supplémentaires. Attention : selon la fiche officielle du site Service Public, cette obligation ne concerne pas les parkings des bâtiments possédés et occupés par une PME (moins de 250 salariés, avec un bilan inférieur à 43 millions d’euros ou un chiffre d’affaires inférieur à 50 millions d’euros).
Les aides financières disponibles
Plusieurs dispositifs permettent de réduire significativement l’investissement.
Le programme ADVENIR continue de subventionner l’installation de bornes en entreprise. Les plafonds varient selon l’usage (salariés, flotte, visiteurs) et le type de parking, mais peuvent couvrir jusqu’à 50% des frais dans certains cas.
Les aides régionales et locales complètent le dispositif. Selon votre région, des subventions supplémentaires peuvent aller jusqu’à 2 000 € par borne.
Le suramortissement fiscal permet de déduire une partie de l’investissement du bénéfice imposable — un levier intéressant pour les entreprises soumises à l’IS.
Et les prêts verts Bpifrance proposent des solutions de financement spécifiques aux projets de mobilité décarbonée.
L’arnaque des devis gonflés
Un point de vigilance : le marché de l’IRVE attire des installateurs qui gonflent les devis en anticipant les aides. Un devis de 5 000 € par borne AC 22 kW sur un site pré-équipé est excessif. Exigez toujours un installateur certifié IRVE (c’est de toute façon une condition pour accéder aux aides) et demandez au minimum 3 devis comparatifs.
Comment transformer la contrainte en opportunité
Bornes + autopartage = double conformité
Voici le point clé que la plupart des entreprises ne voient pas : si vous devez de toute façon installer des bornes pour être en conformité Loi LOM, pourquoi ne pas en profiter pour déployer l’autopartage en même temps ?
Avec Agilauto Partage Pro, les deux projets avancent ensemble : l’installation des bornes IRVE reste à la charge de l’entreprise, et Agilauto Partage fournit et gère les véhicules partagés qui s’y rechargent. Vous équipez votre parking et vous lancez un service qui réduit vos coûts de flotte.
Bornes comme levier RSE
L’installation de bornes est un signal RSE visible et concret. Pour les entreprises soumises à la CSRD, c’est un élément facile à intégrer dans le rapport extra-financier : investissement réalisé, nombre de bornes installées, kWh distribués, émissions évitées.
Combiné avec l’autopartage, le reporting est automatique.
Bornes comme avantage employeur
Proposer la recharge gratuite (ou à tarif préférentiel) à vos collaborateurs est un avantage en nature peu coûteux mais très visible. Le coût de l’électricité pour recharger un véhicule électrique est d’environ 3 à 5 € pour 100 km — soit quelques dizaines d’euros par mois et par collaborateur. C’est un budget dérisoire comparé à l’impact sur l’attractivité et la fidélisation.
Pour les jeunes talents, c’est un signal fort : une entreprise qui facilite la mobilité électrique est une entreprise qui se soucie de ses collaborateurs et de l’environnement.
Les étapes pour s’équiper
Étape 1 : Diagnostic de votre parking
Combien de places ? Le bâtiment est-il neuf, rénové ou existant ? Y a-t-il un pré-équipement (fourreaux, réserve de puissance au TGBT) ? Quelle est la distance entre le tableau électrique et les places à équiper ? Ce diagnostic détermine le volume d’obligations et l’ampleur des travaux.
Étape 2 : Définir votre politique de recharge
Avant d’installer, décidez qui recharge quoi : bornes réservées à la flotte professionnelle, ouvertes aux véhicules personnels des salariés, ou les deux ? Recharge gratuite ou facturée ? Ces choix impactent le dimensionnement, le type de borne et la gestion quotidienne.
Étape 3 : Choisir un installateur certifié IRVE
C’est obligatoire pour les installations de plus de 3,7 kW — et c’est une condition d’accès aux aides. Demandez 3 devis, vérifiez la certification, et privilégiez un installateur qui a l’habitude des sites tertiaires.
Étape 4 : Solliciter les aides avant d’engager les travaux
Le programme ADVENIR et les aides régionales se demandent avant l’installation, pas après. Montez le dossier en amont pour maximiser votre prise en charge.
Étape 5 : Profiter de l’installation pour lancer l’autopartage
Si vous installez des bornes, c’est le moment idéal pour réfléchir à l’autopartage. Les bornes sont là, l’infrastructure est prête — il ne manque plus que les véhicules et la plateforme. Contactez Agilauto Partage Pro pour un diagnostic autopartage.
Conclusion
Pour les bâtiments concernés, les bornes de recharge ne sont plus un sujet optionnel : la Loi LOM a fixé les règles et l’échéance du 1er janvier 2025 est passée. Si votre bâtiment est concerné et que votre parking de plus de 20 places n’a pas encore de point de recharge, vous êtes en retard.
Mais la bonne nouvelle, c’est que cette contrainte réglementaire peut devenir un levier stratégique. Les bornes ouvrent la porte à l’autopartage électrique, qui réduit vos coûts de flotte. Elles améliorent votre bilan RSE. Elles renforcent votre marque employeur. Et les aides financières disponibles réduisent significativement l’investissement initial.
Si votre bâtiment est concerné, la question n’est plus de savoir s’il faut installer des bornes, mais comment en profiter pour aller plus loin.
Bornes + autopartage : faites d’une obligation une opportunité
Agilauto Partage fournit et gère les véhicules partagés ; vos bornes, installées par le prestataire de votre choix, servent à les recharger. Vous lancez ainsi une solution de mobilité complète.

